23 Octobre 2012
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En bref...
L’assise du Groupe menacée
La presse grand public s’en est largement fait l’écho, le groupe Cauval vient d’annoncer le dépôt de bilan de ses deux filiales sièges : Atmospheres Interiors et OC Management. La première est spécialisée dans la fabrication de canapés premier prix et des banquettes, la deuxième dans la logistique liée à ces métiers. Au total, 530 à 704 emplois (selon les différentes sources consultées) sont menacés dans les usines de Bar-sur-Aube, le reste se répartissant entre Lognes (Seine-et-Marne) et Mantes-la-Jolie (Yvelines). Toutefois, à ce stade, on n'évoque ni licenciements ni suppressions de postes. « On peut s'attendre à ce que le tribunal de commerce autorise la poursuite de l'activité et à ce que le dépôt de bilan favorise la recherche de solutions », explique un porte-parole du groupe, selon les Echos.

Gilles Silbermann, Vice-PDG et Co-propriétaire de Cauval fait toutefois valoir que le groupe réalise 500 millions de CA avec 4 600 personnes.
Si internautes se gobergent de cette situation après les annonces très médiatiques d’Arnaud Montebourg, chez Cauval, la réalité est plus pragmatique : est-il possible de fabriquer en France de l’entrée de gamme, telle est la question que pose cette actualité brûlante, soulignée par Gilles Sillbermann : « Nous étions les derniers des Mohicans ». Force est de reconnaître que la conjoncture et l’actualité du métier se sont liguées contre notre fleuron français qui a vu ses commandes en siège chuter de 60 à 90 % depuis trois mois tandis que le marché enregistrait d’impressionnantes chutes de prix. Le conflit avec Conforama n’explique pas tout, même si ce dernier racheté par le groupe sud-africain Steinhoff préfère sans nul doute faire fabriquer dans ses usines en Pologne (en sous-capacité d’après notre confrère de Echos). Dans ce contexte, la décision du Groupe Cauval de retirer la marque Treca de la grande distribution n’a sans doute pas mis de l’huile dans les rouages.Toutefois, des solutions sont à l’étude. En effet, cette situation devrait contribuer à accélérer la création d'une usine de recyclage de matelas comparable à celle ouverte par le groupe à Flaviac, en Ardèche. Outre son impact sur l'environnement, selon les Echos, cette nouvelle unité alimenterait à moindre coût l'usine locale, qui réaliserait ainsi des gains de compétitivité. Seulement, jusqu'à maintenant, Cauval Industries n'a visiblement pas réussi à obtenir un support aussi déterminé de l'Etat et des collectivités territoriales en Champagne Ardenne qu'en Rhône-Alpes. Dans l'Aube, les autorités, qui financent déjà du chômage partiel, disent attendre le dossier. « Il faut parfois frapper très fort pour débloquer une situation », note un proche du dossier, toujours selon les Echos. À noter toutefois que la récupération des matelas et des produits meubles n’entrera pas en vigueur avant mars 2013 dans le meilleur des cas. Cependant, But a déjà signé un accord avec le groupe Cauval et pratique déjà, dans ses magasins, la récupération des matelas. Enfin, Le Monde souligne la fragilité du groupe après son plan de sauvegarde entre 2008 et 2010. Nous avons demandé à nos interlocuteurs de chez Cauval un commentaire sur cette situation. Nous ne manquerons pas d’en informer les internautes de Mobilium.
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