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29 Février 2012
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Salons 2012
Demandez le programme !

À quelque deux mois de l’ouverture du salon Marketing point de vente, les organisateurs de la manifestation ont souhaité faire le point sur ces jalons qui imprimeront la future identité de cet événement attendu par la profession. Au programme, les multiples et convergentes composantes des magasins et du commerce de demain. Des points de vente et un commerce nouvelle formule qui, selon l’avis des experts invités, plongeront leurs racines dans la fusion harmonieuse et assumée du « physique » et du « virtuel ».
Fin janvier 2012, le salon Marketing point de vente (MPV) organisait une matinée de présentation de sa future session 2012 qui se déroulera les 27, 28 et 29 mars prochains au pavillon 4 de la porte de Versailles à Paris. Brune Jullien, Directrice MPV au sein de Reed exhibitions France, donnait le ton dès son allocution d’introduction : « MPV, l’expo qui réinvente le point de vente. » Et de lister les 5 thématiques abordées par l’événement au cœur des tendances actuelles : l’agencement et le design, la PLV et le mobilier, les outils numériques sur site et le marketing mobile, les matériaux et les composants, et, pour finir, les études, animations commerciales et autres outils marketing.
Quelques stats...
Un salon dynamique
Pour l’heure, MPV, authentique instantané des évolutions du marché, prévoit notamment d’organiser au sein même de la manifestation plusieurs événements dans l’événement. Il s’agit en particulier du nouvel espace dédié au « Digital point de vente » sur lequel 8 annonceurs présenteront des « Expériences point de vente » destinées à « donner envie et à réfléchir sur les solutions marketing connectées aux shoppers (aux clients, NDLR)…» à partir de l’étude qui sera réalisée durant le salon très largement visité par les enseignes et les marques sur le thème « visiteurs/shoppers Digital » ; d’un cycle de conférences ; d’ateliers ouverts aux exposants et d’une tribune des blogueurs sur le magasin connecté. Quelques exemples de thématiques ainsi abordées ont été cités dont l’individualisation et la personnalisation du point de vente et l’influence des nouvelles technologies sur le comportement du consommateur.
À noter également que sur le plan de la communication, MPV a le soutien actif de ses partenaires parmi lesquels l’on compte le Popai France, qui actionne son réseau international dans 26 pays, et plusieurs fédérations et associations qui relaient cette actualité auprès de leurs membres (sites Internet, newsletters, journaux…)
Du bon usage du digital
Pour sa part, Damien Petit, 2e intervenant de la matinée, a suivi son rappel du comportement du client en soulignant que si l’affichage dynamique en point de vente était à considérer comme les prémices du « digital media », désormais le cheminement de la logique d’achat commence bien souvent par la consultation de la Toile portée par l’e-commerce. D’où un usage intensif de l’Internet ce qui explique pourquoi, ainsi, le parcours client commence au domicile et se termine… au domicile ! Et cela au gré de nouvelles expériences attendues dans le sens où le consommateur veut être reconnu, pouvoir choisir et interagir et rester maître de sa gestion du temps grâce à une interaction possible à chaque niveau de ces exigences. Ce raisonnement généralisé amène de nouveaux usages dont la géolocalisation des smartphones, les infos routées sur les portables en temps réel en parfait complément de ce qui se passe dans le magasin en termes d’accueil, de reconnaissance et d’accompagnements du client. Enfin, Damien Petit a rappelé que même après l’achat, la Toile jouait encore un rôle important de comparaison, de rassurance et de partage. Ainsi, la boucle est-elle bouclée et le grand enseignement à retenir consiste à « considérer la véritable innovation non pas dans les technologies déployées mais bel et bien dans l’usage qui en est fait ! »
Le magasin connecté
Un point sur lequel Jean-Marc Mégnin enchaîne avec une formule-choc : « En 2020, l’e-commerce aura disparu ! » Comprendre par là que l’actuelle distinction observée entre magasin réel et commerce électronique n’aura alors plus de réels fondements puisque le commerce sera alors un tout qui aura pleinement intégré, agrégé même, tous les canaux y compris les digitaux : « La notion de physique et virtuel aura disparu laissant la place à une offre de commerce globale s’appuyant notamment sur un magasin digital et connecté. » A ce titre, les années 2012/2015 seront décisives aux yeux du spécialiste car au regard de l’évolution rapide des technologies et des comportements du consommateur, le défi porte sur un nouveau marketing des points de vente qui doit s’adapter à de conséquents enjeux commerciaux. Bref, il faudra très vite composer avec le digital statique et le digital nomade au cœur du futur magasin connecté avec pour pierre angulaire l’usage du smartphone d’ores et déjà pleinement adopté par la clientèle. Car ce magasin d’un nouveau type est le seul, à terme, qui puisse réunir les 3 phases fondamentales du cycle d’achat : l’information, l’émotion et la transaction.
La force des nouvelles inspirations
« Un concept, c’est une marque, un mode relationnel, un merchandising et une attractivité portée par l’originalité et la cohérence », affirmait Bertrand Esclasse. Avec à la clé une quête de la différenciation et de l’équilibre entre inventivité et universalité qui place la pluralité des inspirations dans l’air du temps. Une diversité illustrée par des exemples de concepts, de designs actuels réussis. Et, précédant le mot final de la conférence prononcé par Pierre-Alain Weill, Bertrand Esclasse de terminer son intervention d’une formule aux allures de fil rouge : « Laissons donc libre cours à notre imagination pour inventer les mixités de demain ! »
Éric Tixier
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