07 Février 2012
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10 Ans
Des meubles à notre image
L’intérieur est le reflet de la personnalité de chacun. En atteste l’attention constante que portent les ménages français à l’équipement de leur maison. Le mobilier continue de faire rêver les Français comme le confirment leurs intentions d’achat bien orientées et ce malgré la conjoncture morose.
Familles recomposées, travail à domicile, souci de l’environnement, nouvelles technologies de l’information et de la communication… tels étaient au début des années 2000 les changements de vie qui ont influencé notre perception de la maison. Au-delà de ses fonctions traditionnelles, la maison devait remplir d’autres missions associées à la communication, aux loisirs, au travail ou à l’expression personnelle. Les pièces se doivent modulables, les meubles fonctionnels et la maison ouverte vers l’extérieur grâce au multimédia. De nouveaux produits apparaissent comme le mobilier ethnique répondant au désir d’évasion, les meubles mobiles et multifonctionnels, les objets intelligents. Un soutien logistique est devenu nécessaire pour poser, ranger ou s’appuyer, des tables de conception nouvelle, en forme de L ou de pont peuvent être placées de façon variable au-dessus des meubles rembourrés. Les consommateurs désirent réaliser chez eux leur « best mix ». Dès lors, la tendance n’est plus à l’uniformité. L’individualité à laquelle on aspire et l’internationalisation conduisent à un élargissement du goût. Les consommateurs optent pour des formes simples, avec peu de superflu, à des matières très solides. Avec cette orientation pluraliste, les exigences en matière de design s’intensifient. L’habitat est le monde symbolique où le consommateur se met en scène. A la question « comment voyez-vous votre maison idéale ? », les Français la définissent en 2003 comme chaleureuse, conviviale et pratique. L’intérieur devient ainsi un centre de communication où les meubles jouent leur rôle. De nouveaux courants influencent la maison de demain... lieu de vie multifonctionnel. Auparavant, chaque pièce avait une fonction unique et précise. Avec les années, les affectations traditionnelles sont revues en fonction de l’évolution des modes de vie. La maison ne s’organise plus par pièces, mais par univers (suite parentale, espace enfant, espace professionnel, espace détente…). Si à une certaine époque, le salon était destiné à la convivialité, il est devenu au fil du temps une juxtaposition d’activités diverses. Il devient une pièce à réinventer. La chambre se transforme en une pièce à vivre en intégrant de plus en plus un petit salon et un bureau. Autre évolution et non des moindres, le travail à la maison. Cette intrusion conduit évidemment à repenser l’organisation de notre habitat.
Le moderne/contemporain : toujours plus
L’arrivée de nouvelles technologies multimédia dans l’habitat a suscité chez le consommateur de nouveaux intérêts pour des mobiliers qui, d’une part, devaient s’intégrer dans leur décor de vie et, d’autre part, accompagner leur utilisation quotidienne. Comment oublier que la télévision est à l’origine des canapés dans nos foyers ? Que par voie de conséquences les tables basses et les meubles hi-fi se sont développés conjointement. En 2005, l’IPEA a cherché à déterminer quelles étaient les intentions d’achat des consommateurs pour 2006 et à connaître leurs aspirations. Parmi les 7,9 millions de ménages à manifester leur intention d’achat de meubles, 18 % optaient pour des meubles « meublants », 10 % pour des canapés. Loin derrière est citée la cuisine avec seulement 3 % et les meubles de salles de bain en queue de peloton avec moins de 2 %. En matière de styles, le style « jeune » caracole en tête avec plus de 20 % de partisans (en recul de 0,5 % par rapport à 2004). Vient ensuite le contemporain qui progresse de 3 % avec près de 18 % d’aficionados. Il est talonné par l’exotique dont l’engouement se renforce avec une progression de 5,3 % l’amenant à 15,3 %. L’évolution est inversée pour le naturel qui, avec 13 % baisse de 4,5 %. Le classique perd aussi du terrain (12 % en baisse de près de 4 %) de même que le rustique (10,5 % en baisse de 3 %). Le luxe compte toujours une assez forte proportion d’adaptes et se renforce (7 % en hausse de 2,5 %). Enfin, le « provençal » reste égale à lui-même : 4 % d’intention d’achats, quasiment stable.
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La chambre à coucher n’est pas une famille de produits à part entière comme le sont la literie, le siège ou encore le mobilier de cuisine. Elle appartient à la famille, hétéroclite il est vrai, du meuble meublant qui comprend également la salle à manger, le meuble pour bébé, celui du complément et le rangement. En 2001, la chambre était déjà considérée comme un lieu de détente « active ».









